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La réunion du 08 Novembre dont l’ordre du jour devait
traiter de l’harmonisation des accords entre SECURITAS FTF et SECURITAS TF a
avorté en raison de la mauvaise volonté de la Direction suite à une déclaration
commune des 5 syndicats, CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT et FO, de SECURITAS TF.
Explications
Le matin même de ce 08 Novembre, une réunion du Comité
d’Etablissement extraordinaire s’est tenue en Région NORD (LILLE), réunion au
cours de laquelle le Directeur Général Adjoint, Michel TRESCH, a annoncé que
des contrats commerciaux seraient perdus si SECURITAS ne proposait pas à ses
Clients des prestations en véhicule semi-blindé (2 hommes à bord avec
possibilité de transporter de la monnaie). Après cette annonce, ce DGA a imposé un ultimatum aux
membres du Comité d’Etablissement pour obtenir leur aval à l’émission de propositions
commerciales en semi-blindé. A défaut, le DGA a annoncé qu’entre 100 à 150 emplois
seraient supprimés.
A Arcueil, en début d’après-midi, les Délégués Syndicaux
Centraux, ayant été alertés par les membres du Comité, ont rédigé, puis lu au
Directeur des Ressources Humaines une déclaration qui précisait que de tels
agissements, de la part de la Direction, étaient inacceptables et constitutifs
d’un délit d’entrave. Les DS Centraux ont donc conditionné la tenue de la réunion
de négociation sur l’harmonisation à la levée de l’ultimatum avec réponse sous
48 heures formulé par le DGA. La déclaration rappelait également que ce sujet devait
être, en premier lieu, traité au niveau du Comité Central de l’ENTREPRISE, instance
qui devait être informée et consultée sur le déploiement d’un nouveau mode de
transport.
Après lecture de
cette déclaration, le DRH n’ayant pas voulu désavouer le Directeur Général
Adjoint, ni même jugé utile de s’entretenir avec lui par téléphone, a donc levé
la séance.
Position de Force Ouvrière
Pour sa part, Force Ouvrière dénonce
l’orchestration d’un stratagème destiné à déstabiliser les Organisations
Syndicales en faisant approuver un nouveau mode de transport par des élus de
région !
FO a clairement mis en évidence les preuves de l’organisation de ce
traquenard.
Point 1 La réunion du CET extraordinaire NORD avait
été initialement programmée le 14/11/06 à LILLE, réunion à laquelle les DS Centraux
devaient se rendre au vu des questions figurant à l’ordre du jour. Le Directeur de Division a avancé la date de cette réunion
au 08 Novembre alors même, qu’à cette date, tous les Délégués Syndicaux
Centraux étaient mobilisés à ARCUEIL pour une première réunion sur
l’harmonisation.
Point 2 En parallèle, la
Direction s’est arrangée pour faire passer le message que « rien
d’important ne serait annoncé lors de ce CET NORD ».
Point 3 Comme par hasard, le
DGA a déclaré qu’il devait donner une réponse aux Clients avant le 15
Novembre, veille de la réunion du COMITE D’ENTREPRISE, qui doit traiter en réunion
extraordinaire de la « Situation commerciale au sein de la division Nord
Est ». La date de cette réunion extraordinaire a été, bien
entendu, également fixée par la Direction ! Point 4 Renseignements pris, nous avons appris que
le même chantage avait été fait par la Direction de BRINK’S auprès de ses
propres organisations syndicales.
Point 5 Enfin, certains cadres, sous couvert de
l’anonymat, ont déclaré avoir été mis au courant du stratagème qui serait mis
en œuvre au CE NORD, et cela bien avant la date de cette réunion !
Analyse de Force
Ouvrière
FO en conclut donc que cette stratégie a probablement été
mise en place par le Syndicat patronal FEDESFI auquel appartiennent SECURITAS,
BRINK’S, Groupe 4, etc…
En effet, le syndicat FEDESFI n’étant pas capable, sur la
mise en œuvre du fourgon semi-blindé, de convaincre les Fédérations Syndicales
lors des réunions en Commissions Paritaires, les Directions de ces Sociétés
essaient de PASSER EN FORCE
pour imposer le fourgon semi-blindé
(deux hommes et transport de la monnaie) !
Quand il est question de LOYAUTE
Lors de la reprise de VALIANCE, la plus haute Direction SECURITAS
WORLD a déclaré qu’elle souhaitait que les relations entre la Direction et les
Syndicats soient LOYALES.
Force est de constater ici que la Direction Française
SECURITAS a une conception de la loyauté pour le moins étrange.
En conséquence
FORCE OUVRIERE prend donc note de la situation actuelle et attendra
que le Président,
C. LEROGNON, s’en explique lors de la
réunion extraordinaire du Comité Central d’ENTREPRISE du 16 Novembre.
FO définira alors la conduite à
tenir durant les prochains mois.
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